Dominique Meunier artiste peintre

 "La peinture vient de l'endroit où les mots ne peuvent plus s'exprimer" Gao Xingjian / Extrait de La montagne de l'âme

"Ce que je sais, c'est que j'aime de plus en plus peindre, que j'ai de plus en plus de choses à dire, avec l'incessante peur de me répéter. Je peins ma propre vie mais je cherche aussi à peindre un espace invisible celui du rêve, d'un lieu où l'on se sent toujours en harmonie même dans les formes agitées de forces contraires " ZAO Wou-ki

 

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     La perception de l'impermanence, dans un passage, l'impression de la catharsis. 

Dans la lignée des impressionnistes, Dominique Meunier, fait du paysage son modèle privilégié. C’est cette nature vibrante, lumineuse et symbolique qu’il nous propose d’explorer. L’artiste prospecte dans les lignes et la stabilité d’une montagne en réponse à la profondeur et à l’énergie d’un cours d’eau.

Son processus de production est complexe et s’étire dans le temps. Une fois le mortier au sable séché, il revient à la peinture et aux pigments. L’artiste ajuste, retire au couteau, à la truelle ou à la main. Il ne fige pas ; Philosophe, il s’offre l’opportunité de voir naître la deuxième impression ; celle qui, du tourment à l’apaisement, permet d’y voir plus clair.

Dominique Meunier fait il y a dix huit années une expérience de mort imminente. De cet épisode restent des réminiscences mais aussi une thématique, celle du passage si perceptible dans son travail. Le calme régnant dans la poésie et l’équilibre de ses paysages nous conduit, entre fugacité et persistance, à l’état méditatif. 

Sarah Heussaff, critique d'art

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     The perception of impermanence, in a passage, the impression of catharsis

Following the impressionist style, Dominique Meunier chose landscape as a preferred model. He invites us to explore the vibrant, symbolic and bright side of nature. He prospects in the steadiness and the lines of a mountain in response to watercourse energy and depth.

His production process is complex and lengthy. Once the sand mortar is dry, he gets back to paint and pigments. He then removes by hand or using a trowel or a knife to adjust his work. As a philosopher, he does not let his work become static; he gives the opportunity for a second print birth which, by mending torments, allows us to see more clearly.

Dominique Meunier has had 18 years ago a near-death experience. Memories remained after this event, but also the ‘passage’ topic which is highly detected in his artwork. The peace prevailing in the poetry and the balance of his landscapes takes us, in between transience and persistence, to a meditative state.

Sarah Heussaff, Art critic